14 décembre 2008
Portoloins / Portkeys
Rentrée plutôt chargée depuis mes premiers pas en pédiatrie (j'ai d'ailleurs effectué les derniers la semaine passée)... Peu (voire pas !) de nouveaux messages, donc !
En revanche, depuis que j'ai découvert la fonction 'tags' de canalblog, les internautes se retrouvent téléportés tels des Harry Potter du monde médical sur mon blog, au hasard de leur recherches gougueuliennes, plus ou moins pertinentes...
Il y a ceux qui savent épeler des mots trèèèès compliqués :
- Centre Spécialisé Myélopathie
- myélopathie cervicarthrosique
- osteosarcome vertebre cervical
Il y a ceux qui préfèrent les photos :
- Condylomes anaux photo (pour les hommes ?)
- photos de condylomes anales (pour les femmes ??? ;o))
Il y a ceux qui m'ont tout l'air d'avoir entendu parler de Dominique Dupagne... !
- touche pas a ma prostate
Il y a les opérés (ou futurs...)
- je boite après fracture du fémur
- opération d'une fracture de la deuxième vertrèbre cervical
Il y a les prévoyants, à l'approche des fêtes de fin d'année...
- maigrir avec acomplia
- combien de kilos perdus avec acomplia
... et ceux qui préparent l'été :
- bronzage
Il y a les bricoleurs...
- Décorer son appart
- bhv rivoli
... et ceux qui ont essayé (comme moi) de bricoler :
- ville hostile
Il y a les fans de Renan Luce :
- les voisins, les voisines
- j'ai toujours préféré aux voisins les voisines
Les fans qui ont leur propre avis :
- Moi je préfère les voisines aux voisins
Les fans qui ont leurs propres fantasmes :
- Les voisines nu
Il y a ceux qui voulaient VRAIMENT venir chez moi ! :
- health city blog médecin
Et ceux dont je ne comprends toujours pas comment ils ont pu arriver ici :
- sexe jambes écartées
- monsieur sanglier benjamin
Alors voilà, j'entame cette semaine un mois et demi sans stage, consacré aux révisions du fameux CSCT (Certificat de Synthèse Clinique et Thérapeutique) et du non moins fumant fameux ECN.
Pour les anecdotes de stage, la rentrée aura donc lieu le 20 janvier, et pour les anecdotes parisiennes, je vous (nous) laisse vous (nous) battre avec les magasins, les files d'attentes, les paquets cadeaux et le scotch qui enlève le motif du papier, et je vous retrouve après les indigestions consacrées !
Joyeux Noël à vous tous !
21 août 2008
Des bienfaits thérapeutiques de la marque du maillot
Quel silence ! Oui, mais quelles vacances...
En effet, les externes appartiennent à cette catégorie de gens qui non contents de travailler (environ 40h par semaine en ce moment), en plus, sont étudiants !
Ce qui signifie que nous avons 5 semaines de vacances par an, mais que sur les-dites cinq semaines (une par stage durant l'année, et deux pendant le stage d'été), deux sont sacrifiées aux révisions, une en janvier, une en juin (Eh oui, on pourra entendre cette phrase magique : "Vivement les vacances que je puisse travailler la journée entière à la bibliothèque !!"), et si, comme moi, vous avez décidé de passer la semaine du 15 août ailleurs qu'en Corse (ou aux Maldives, certes...), soit en Dordogne, par exemple, eh bien vous comprendrez bien vite qu'à ce rythme, on peut faire un trait sur le bronzage intensif (qui, je sais bien, à long terme fait vieillir la peau / tomber les seins / des mélanomes) ('m'en fous, j'ai des p'tits nichons, et je n'ai absolument pas peur d'être un jour une grand-mère ridée) mais qui, à court terme, rend la peau satinée / veloutée / délicieusement hâlée et qui, surtout, vous laisse LA MARQUE DU MAILLOT !!!
Ahhhh... La marque du maillot de bain... Celle qui prouve jusqu'à mi-décembre (où toi, externe, et toi, lecteur qui n'est plus étudiant et qui sait ce qu'est la tristesse de voir le 25 décembre tomber un samedi ou un dimanche, tu seras emmitouflé dans ton manteau, grelottant de froid, plongeant pour la n-ième fois tes Minelli - pas les sous pour acheter des Jimmy Choo ! - dans les caniveaux parisiens, quand ça ne sera pas le 91 qui roulera dans le caniveau et alors là, ce sera ton corps tout entier qui dégoulinera...) que OUI, un jour, il y a six mois de ça, tu as été en vacances, et que OUI, tu as lézardé au soleil, sans rien faire, et sans culpabiliser qui plus est...
Et là, lectrice, lecteur, tu replongeras pour quelques minutes tes pensées dans la piscine de tes vacances d'été.
Mais ça, évidemment, la météo ne peut pas le comprendre. Elle ne peut pas comprendre que tant que tes fesses seront plus blanches que ton dos, c'est que tu seras encore - pour quelques semaines - bronzé.
Evidemment, il a plu la semaine du 15 août dans le Périgord. Alors oui, j'ai admiré des peintures et des sculptures dans des grottes, j'ai déambulé dans des jardins, j'ai visité des musées, MAIS JE N'AI PAS BRONZE ! Et le 15 décembre, j'aurai les seins aussi blancs que le ventre !!!
Alors je triche. Je rentre de Monoprix. J'ai acheté de l'autobronzant.
Na !
13 juillet 2008
"J'ai toujours préféré aux voisins les voisines"...
Ahhh, les joies de la promiscuité…
La vie d'immeuble est assez agréable, somme toute, si l'on s'entend bien avec ses voisins : on rentre le soir chez soi, et lorsqu'on gravit les marches des "parties communes" (comme on dit), on gagne au passage quelques idées de menus pour la semaine : la locataire du bas a fait du poisson, celle d'en face de la viande épicée, et celle d'à côté, du chou ! Que de bonnes idées, même si, au final, le mélange de toutes ces saveurs ressemble plus à l'odeur des cuisines de la cantine de mon école primaire qu'à un dîner chez Lasseire…
Mais il y a aussi les voisins-épiciers, à qui vous empruntez alternativement un ouvre-boîte / un tire-bouchon / un peu de farine ou autre (au choix).
J'ai aussi une voisine qui part systématiquement en vacances en oubliant d'arrêter son réveil. Réveil qui lui, n'oublie pas de me réveiller, en revanche…
Il y a le voisin qui a la même sonnerie de téléphone que moi, le couple d'en face qui se balade nu après l'amour (une fois l'un, une fois l'autre), celle qui téléphone TOUJOURS devant ma fenêtre et dont je connais la vie en pointillés (un peu comme quand vous tombez sur les Feux de l'Amour, mais par hasard, évidemment, et que la dernière fois que ça vous était arrivé, c'était il y a un an, que depuis, Victor Newman a revendu son entreprise, ses enfants sont mariés et même divorcés… bref, vous essayez de retrouver le fil… et moi, je m'égare…).
Il y a les voisins dont le fils est rentré en 6ème (et qui, de fait, a commencé la FLUTE A BEC !), ceux dont le bébé ne fait pas ses nuits, ceux qui essaient bruyamment d'en faire un (de bébé).
Il y a ceux dont on sent qu'ils vont divorcer (les "toujours" et les "jamais" reviennent de plus en plus souvent dans leurs disputes…), ceux qui ont divorcé mais qui continuent à s'engueuler.
Il y a les ados qui scotchent un bristol sur la porte de l'immeuble, annonçant qu'"à l'occasion de leur anniversaire de 13 ans, ils organisent une petite boum, et qu'ils feront du bruit mais jusqu'à pas trop tard c'est promis. Merci. Julie-du-batîment-C-3ème-étage-gauche" (notons deux sous-groupes à ce type de voisins : ceux qui scotchent le petit billet une semaine à l'avance, vous donnant ainsi le temps de vous préparer psychologiquement au bruit / trouver un ami qui vous hébergera le-dit soir / acheter des boules Quies ; et ceux qui par acquis de conscience l'affichent le jour même, pour s'assurer que vous saurez que le bruit que vous entendrez (subirez ?) est bien de la musique, et non l'ouragan Katerine ayant eu un brusque revirement de trajectoire…)
Et voilà que cette nuit, j'ai fait la rencontre de voisins que je ne connaissais pas.
Il était 4h15 du matin, et j'étais tout tranquillement occupée à dormir (je sais, je suis assez peu conventionnelle), lorsque je rêvai soudain que j'étais dans un bar branché à une fête !! Robe de soirée neuve, chaussures à talons (neuves, évidemment ! – nota : très jolies, d'ailleurs… penser à en trouver des semblables…), cocktail à la main, plein d'amis autour de moi, devisant et s'amusant : Sex and the City !
Quand soudain, je me retournai, ouvris un œil, me dressai dans mon lit (chemise de nuit non-neuve, pas de Jimmy Choo, l'œil hagard, le cheveux hirsute…) : en fait de bar branché, il s'est avéré que le salon, trois appartements plus loin, s'était transformé en un gigantesque ampli, émettant une musique que j'aurais plutôt qualifiée de "bruit", accompagnée de rires gras.
Et comme chacun sait, l'été est cette merveilleuse saison où l'on vit toutes fenêtres ouvertes, dans un élan brutal de fuite en arrière, pour retrouver nos racines beatnik (et plus en arrière encore, nos ancêtres cro-magnons).
La boîte de nuit était donc quasiment dans mon lit…
Mais §"@?!! de #!?&§! : 4h15 du matin !!!
C'est avec rage que je me suis levée, que j'ai fermé ma fenêtre, rabattu ma couette, branché mon ventilateur, me suis recouchée (ah tiens, on entend encore leur satanée musique… mais le ventilateur couvre pas mal les basses…)…
Et là, après la boîte de nuit : l'insomnie. Plus moyen de fermer l'œil. Le ronronnement du ventilateur, la tiédeur de la chambre, l'agacement, aussi, sans doute un peu…
Je ne sais pas qui sont ces voisins qui, en fins mélomanes et dans leur grande générosité, ont cherché à faire partager leur passion à tous les locataires de l'immeuble (à 4h15 du matin !!!), mais en tout cas, une chose est sûre, ils ont un sacré bol que je ne sois pas de garde aujourd'hui… !
Sur ce, bon week-end ! Je file acheter le petit déj de mon homme qui n'a pas même ouvert un œil cette nuit (à 4h15 du matin !) : c'est ce même homme qui met son réveil sur ma table de chevet mais qui ne l'entend pas sonner le matin (alors que moi, oui !) : mais ça, c'est une autre histoire…
14 juin 2008
BVH : Bienvenue dans une Ville Hostile !
J'adore ma ville. C'est indéniable.
Mais tout de même, en bonne parisienne, il est des choses que je devrais savoir.
Comme, par exemple, qu'on ne décide pas un samedi de refaire la déco de son appart (encore que, c'est une décision qui n'engage à rien...). Non, ce qu'il ne faut pas faire, c'est mettre en pratique cette idée un samedi, et décider, le coeur en fête, d'aller "faire un tour" au BHV (le Bazar de l'Hôtel de Ville...)
Parce que, franchement, il y a de quoi transformer en Gozilla le plus zen des moines bouddhistes.
J'avais tout bien préparé, dans ma petite tête (et sur une petite feuille de papier, on ne sait jamais...) : il me fallait très exactement des boîtes pour ranger tout plein de choses, des fleurs en papier crépon rouge pour décorer un miroir quelconque de mon entrée et une guirlande lumineuse verte et bleue.
J'arrive donc à la station de métro, descends les escaliers, et passe mon Pass Navigo. Rien. Nada. Tintin. Je le passe, la porte ne s'ouvre pas. Je le re-passe, il sonne vert et la porte ne s'ouvre pas. Je le re-re-passe, il sonne rouge, et la porte ne s'ouvre (toujours) pas. C'est à ce moment-là de la vie d'une parisienne qu'il faut enlever ses écouteurs d'ipod, se retourner, se désengouffrer du tourniquet où déjà, 4 personnes s'impatientent, et dénicher la personne qui pourra vous faire passer avec elle. Lui expliquer avec un sourire angélique que non, ça n'est pas votre faute, mais que le Pass ne passe pas, justement (comme il porte mal son nom, celui-là...), et lui demander si elle aurait l'amabilité de vous faire passer avec elle. Si elle accepte, il faudra alors vous faufiler avec elle dans une version "collée-serrée" de La chenille, et enfin passer le portillon...
Ouf ! Me voici dans le métro. Direction Châtelet. Sortie rue de Rivoli.
Et c'est là que ça se corse. Car j'ai beau connaître Paris, j'ai un problème avec la rue de Rivoli. Comme certains avec les maths, et d'autres avec leur grand tante Renée... Et bien moi, c'est la rue de Rivoli. Je ne sais jamais dans quelle sens elle est. Et il n'est pas rare que je la descende presque en entier, que je me retrouve à la Concorde pour réaliser que non, ça n'était décidément pas la direction de l'Hôtel de Ville, et qu'il faut que je rebrousse chemin si je veux enfin arriver au BHV.
Commence (ou plutôt continue...) alors un parcours du combattant, puisque les parisiens doivent être atteints d'une forme toute particulière de myasthénie qui ne se manifeste que le week-end, et marchent ainsi à 0,1 km/heure, tout en ponctuant leur trajet d'arrêts intempestifs qui rendent ardue la fameuse "marche rapide" recommandée par notre ministre de la santé.
Mais tout arrive ! Et moi aussi, à la fin des fins, j'arrive au BVH (où l'ont retrouve les mêmes parisiens ralentis, mais bon, au moins, il y a des choses à regarder tout partout, alors on flâne...)
Et c'est en flânant, donc, que je n'ai trouvé ni fleurs en papier crépon, ni guirlande lumineuse de la bonne couleur, ni boîtes...
Dépitée, j'ai acheté un gros pot de peinture et j'ai décidé de rentrer chez moi.
Comme il était hors de question que je remarche (dans le mauvais puis dans le bon sens, évidemment) jusqu'au métro et que je réitère mon petit numéro de bonjour-madame-je-pourrais-passer-avec-vous-dans-le-portillon, j'ai décidé de prendre le bus. Que j'ai attendu un quart d'heure. Qui était bondé. Qui n'avançait pas. (non non, je ne râle pas DU TOUT...)
MAIS je dois avoir l'honnêteté de dire que j'ai réussi à m'asseoir, puisque j'ai été projetée dans un virage sur une petite grand mère qui avait trouvé une place, et qui m'a gentiment proposé d'asseoir une demie-fesse à ses côtés. Et comme on m'a toujours dit qu'il fallait dire merci à la dame, j'ai dit merci. Et je me suis assise.
Je vous passerai les bénévoles de WWF-Sans-Frontière-Contre-la-Faim qui me demandent 8 fois par passage en haut de la rue de Rennes, à qui je réponds invariablement que je donne déjà à deux associations, mais que je ne peux pas donner à tout le monde, et qui tentent de me convaincre en me disant que de toute façon, ça ne change rien, puisque je peux déduire la moitié de ce que je leur donne de mes impôts.
Ce qu'ils ne savent pas, c'est que je ne gagne pas assez pour devoir payer des impôts...
Bref, me voici chez moi. Avec ma peinture.
Ben ça ne sera pas pour tout de suite. Pour l'instant, il faut que je me repose.
Qui aurait cru que ce serait aussi fatiguant d'être en vacances ?
Vivement lundi, mon nouveau stage, et les gardes de 24h que je me repose un peu !
12 juin 2008
Veni, Vidi, Vici
En ce dernier jour d'examens, avant le grand plongeon dans le monde merveilleux de la préparation au concours de l'internat, j'ai remporté l'une de ces petites victoires qui font de nous des gens souriants, épanouis, voire même (n'ayons pas peur des mots...) des gens HEU-REUX !
Reconstitution du champ de bataille :
Protagonistes :
- Une étudiante en retard pour ses examens,
- Un jean retord.
Déroulement des hostilités :
Le jean sortant tout droit de son camp de retranchement (plus communément appelé "machine à laver") fit son apparition au petit jour sous les traits d'un ennemi coriace, compte tenu de la situation dans laquelle mes troupes se trouvaient : sortant de la douche, le cheveu mouillé, l'oeil hagard, les jambes dévêtues, et seulement quelques minutes pour atteindre l'amphithéâtre maudit, lieu de toutes les souffrances (autrement dit, les examens).
J'essayai donc de dompter le jean, le saisissant d'une main ferme et sûre d'elle, et commençant un enfilage (??) rapide, net, précis.
Mais c'était sans compter le caractère opposant de ce jean (qui, comme chacun sait, est toujours un tantinet trop petit pour nos sveltes cuisses et notre su-bli-missime postérieur lorsqu'il sort du lave-linge...).
Me voici donc à sautiller sur place, jambes écartées, tirant comme une damnée sur les passants pour remonter le tout de manière un tant soit peu harmonieuse. Et sur ce point, je gagnai une bataille (mais non pas la guerre...)
Car me voici alors condamnée à effectuer une chorégraphie assez étudiée (tenant plus des joueurs de l'équipe de rugby de Nouvelle-Zélande que de Pina Bausch ) consistant à gesticuler de manière grotesque avec force flexions et levage de jambe.
Enfin, l'heure de gloire approchait, et je m'apprêtai à sonner le clairon de la victoire : il ne restait plus qu'une ultime étape à mon épopée : fermer le rétif bouton sous-ombilical... ce que naturellement, je fis avec maestro !
Veni, Vidi, Vêtue.
Ainsi s'acheva mon combat matinal. Et c'est ainsi que, fièrement vêtue, je pus reprendre ma route, à la poursuite de nouvelles aventures.
A suivre...

